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Expositions passées

Agnès Bracquemond

Agnès-Bracquemond

Monumenta
21 octobre – 12 novembre 2017
À l’Orangerie – Propriété Caillebotte

À partir d’une œuvre présentée lors de la Biennale de sculpture en 2016 à Yerres, Agnès Bracquemond (ci-contre) a eu l’idée de faire évoluer son œuvre « Crâne-coupole » en œuvre monumentale qui occupera tout l’espace de l’Orangerie pendant trois semaines. Cette sculpture aux dimensions imposantes sera modelée en terre crue et présentée sur un socle. L’intérieur du crâne, qui formera une coupole, sera doré à la feuille.
« De l’intérieur de ce crâne, coupole d’or brisée, le grand oiseau bleu attend, prêt à s’envoler. D’où vient cet homme ? Quel est ce crâne ? Que s’est-il passé ? Qu’attend l’oiseau pour s’envoler ?
Telle une alchimiste, elle transmue au creuset de son propre Crâne-Coupole la terre mêlée à la vie en l’or ».

Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h.

Depuis 2007

Biennale de sculpture 2011 © Ville de Yerres

Biennale de sculpture 2011 © Ville de Yerres

Expositions collectives

Affiche Biennale de sculpture 2016Biennale de sculpture

  •  1ère édition du 14 septembre au 30 novembre 2007 avec 41 sculpteurs contemporains emblématiques de la réalité sculptée de 1950 à nos jours.Expositions dans l’Orangerie et le parc.
    Commissaire d’exposition : Lydia Harambourg.
  • 2ème édition du 18 septembre au 29 novembre 2009 avec 73 sculpteurs. Exposition dans la Ferme Ornée, l’Orangerie et le parc.
    Commissaire d’exposition : Lydia Harambourg.
  • 3ème édition du 16 septembre au 27 novembre 2011 avec 39 sculpteurs. Thème : « Inventer des mondes singuliers ». Exposition dans la Ferme Ornée, l’Orangerie et le parc.
    Commissaire d’exposition : Paul-Louis Rinuy
  • 4ème édition du 9 avril au 10 juillet 2016 avec une trentaine d’artistes. Thème : « Le corps de la sculpture ». Exposition dans la Ferme Ornée, l’Orangerie et le parc. Commissaire d’exposition : Paul-Louis Rinuy
    Les artistes présents à la 4e Biennale de sculpture : Cyrille André, Nour Asalia, Antoine Bourdelle, Agnès Bracquemond, Constantin Brancusi, Damien Cabanes, Jean-Jules Chasse-Pot, Pascal Convert, Parvine Curie, Eugène Dodeigne, Jean Dubuffet, Lea Dumayet, Alberto Giacometti, Françoise Giannesini, Daniel Hourdé, Alain Kirili, Léa Klein, Christian Lapie, Marie-Noëlle de la Poype, Ana Maria Lozano Rivera, Markus Lüpertz, Denis Monfleur, Kasia Ozga, Giuseppe Penone, Jaume Plensa, Florence de Ponthaud, Germaine Richier, Auguste Rodin, Emmanuel Saulnier, Alain Séchas, Stéphane Vigny, Mâkhi Xenakis et Ossip Zadkine.
Roger Vieillard, La Suite des choses, 1966, burin et roulette sur cuivres détourés, l’un percé. 35 x 24 cm, 5 x 3,8 cm

Roger Vieillard, La Suite des choses, 1966, burin et roulette sur cuivres détourés, l’un percé. 35 x 24 cm, 5 x 3,8 cm

La Gravure en mouvement du XVe au XXIe siècle

Du 15 septembre au 2 décembre 2012, Ferme Ornée
Commissaires d’exposition : Anne Guérin et Louis-René Berge, membre de l’Institut

Les gravures de plus d’une quarantaine d’artistes du XVe au XXIe siècle ont été réunies en un même écrin, la Ferme Ornée. Ce fut l’occasion pour les visiteurs de se familiariser avec quelques travaux d’une grande maturité, de graveurs confirmés et moins connus du grand public : Mantegna, Albrecht Dürer, Goya parmi les grands maîtres anciens représentés, et Roger Vieillard, Devorah Boxer ou encore Erik Desmazières pour les artistes contemporains.

Une démonstration d’impression a été proposée à la Ferme Ornée par Michel Cornu.

 

Expositions individuelles temporaires

À l’Orangerie :

  • Brigitte Moreau-Serre, mai à juin 2008

    Florence de Ponthaud-Neyrat - Lièvre chef d'orchestre - 2007 - Bronze

    Florence de Ponthaud-Neyrat – Lièvre chef d’orchestre – 2007 – Bronze

  • Denis Hetier, février 2010
  • Janvier, avril 2012
  • Florence de Ponthaud-Neyrat, septembre à octobre 2012, Orangerie et parc
  • Bogdan Korczowski, octobre à novembre 2012
  • Michèle Iznardo, mars 2013
  • Pascal Monteil, mai à juin 2013
  • Chen Yiching, octobre 2014
  •  Malo, octobre à novembre 2014
  • Jean-Claude Le Mao, mars à avril 2015
  • Yves Solanilla, avril à mai 2015
  • Grégory Weingarten, mai 2015
  • Véronique Mir-Nezan, mars 2016
  • Affiche MT LanoaMarie-Thérèse Lanoa, septembre-octobre-novembre 2016
  • Virginio Vona, novembre à décembre 2016
  • Georges Ponvienne, 25 mars au 16 avril 2017
  • Anne Mussche, 22 avril au 14 mai 2017
  • Ateliers des Noctambules, 20 et 21 mai 2017
  • Salon de prestige de l’Orchidée de Caillebotte, 24 mai au 2 juin 2017
  • Exposition des ateliers de l’Orchidée de Caillebotte, 3 au 5 juin 2017
  • Samouilov, « Chemin-faisant », 9 septembre au 15 octobre 2017

 

À la Ferme Ornée :

  • Anita de Caro et Roger Vieillard, septembre à novembre 2008
  • Martine Martine, avril à juin 2010
  • Jacques Doucet, juin à juillet 2010
  • Denis Monfleur, octobre à décembre 2010
  • Yasse Tabuchi, mai à juillet 2011
  • Jean Anguerra, « L’inconnu dans l’atelier », avril à juin 2013

    Exposition Jean Anguera © Cédric Faure

    Exposition Jean Anguera © Cédric Faure

  • « Caillebotte à Yerres, au temps de l’impressionnisme », avril à juillet 2014Commissaire de l’exposition : Monsieur SergVisiteur-expo-Caillebottee Lemoine, professeur émérite à la Sorbonne et ancien président du musée d’Orsay.
    120 ans après la disparition du peintre, 42 chefs d’œuvre ont été exposés au grand public dans la propriété yerroise où ils ont été peints. Ce rendez-vous majeur de l’impressionnisme a été d’autant plus exceptionnel, que ces œuvres n’avaient, pour la plupart, jamais ou très peu été exposées, car appartenant à la famille de l’artiste et à des collectionneurs privés. Des musées français (musée d’Orsay, musée Marmottan Monet, musée des Beaux-Arts de Rennes) et étrangers (Indiana University Art Museum de Bloomington, National Gallery de Washington) ont apporté également leur concours à cette exposition unique.
    Plus d’informations ci-dessous.
  • « Jules Itier – Premières photographies de la Chine – 1844 », octobre 2014
Groupe pris dans une rue de Canton, novembre 1844, H 16,7 x L 20,7 x P 0,5 cm. Coll. MFP.

Groupe pris dans une rue de Canton, novembre 1844, H 16,7 x L 20,7 x P 0,5 cm. Coll. MFP.

  •  Corinne Forget – « Anges », 5 au 20 septembre 2015
Corinne Forget

Exposition « Anges » – septembre 2015

  • Michel Gauthier, 25 septembre au 4 octobre 2015
  •  Marie-Sophie Lesage, 14 au 29 novembre 2015
  •  Louis-René Berge, 10 octobre au 8 novembre 2015
Berge-VisionCommune

La vision commune – 1980 – burin – 25×43 cm

  • Clément Boillot – Corinne Pradier, 4 au 20 décembre 2015

Au sein du potager :

  • Thomas Dupaigne, « Les potagers : dialogues avec les jardiniers », septembre à octobre 2013


Salons

Le Salon des Artisans et Métiers d’Art

Le Salon des Artisans et Métiers d’Art est également très plébiscité par un public de connaisseurs et de curieux. Il convie depuis 2009 sur 3 jours une trentaine d’artisans hautement qualifiés. La dernière édition s’est tenue en 2013.

Junior Fritz Jacquet - Salon des Artisans et Métiers d’Art 2013

Junior Fritz Jacquet – Salon des Artisans et Métiers d’Art 2013

Salon des Artisans 2013 © Ville de Yerres

Salon des Artisans 2013 © Ville de Yerres

  • Salon des Artisans et Métiers d’art, du 5 au 6 décembre 2009
  • Salon des Artisans et Métiers d’art, du 1 au 3 avril 2011
  • Salon des Artisans et Métiers d’art, du 5 au 7 avril 2013
Salon des Artisans et Métiers d'Art 2013 photographies anciennes © Ville de Yerres

Salon des Artisans et Métiers d’Art 2013 photographies anciennes © Ville de Yerres

 

Salon International du Pastel

  • Salon International du Pastel, du 25 avril au 7 juin 2009
  • Salon International du Pastel, du 13 mars au 11 avril 2010
  • Salon International du Pastel, du 31 mars au 13 mai 2012
  • Salon International du Pastel, du 8 novembre au 14 décembre 2014
  • Salon International du Pastel, du 5 novembre au 11 décembre 2016

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Jacques Truphémus

Jacques Truphémus

« Trois pots, citrons, nappe grise sur fond blanc », Jacques Truphémus. 2014, huile sur toile, 116 x 97 cm.

L’intimité révélée
25 mars – 23 juillet 2017
La Ferme Ornée – Propriété Caillebotte

Grâce au partenariat avec la Galerie Claude Bernard – Paris, la Ferme Ornée de la Propriété Caillebotte accueille au printemps 2017 la première exposition rétrospective sur l’œuvre du peintre Jacques Truphémus.

Né à Grenoble en 1922, mais lyonnais d’adoption, Jacques Truphémus réalise un parcours atypique où l’horizon lyonnais laisse peu à peu la place à des vues de son atelier et de sa maison cévenole.

Marqué par une intimité et une intensité sans équivalent, son art s’inscrit dans une grande tradition de la peinture française qui va de Chardin aux nabis en passant par Corot.

Cette exposition a bénéficié du concours du Conseil départemental de l’Essonne.

L’exposition en vidéo
L’occasion de découvrir le lieu d’exposition et d’écouter l’artiste évoquer avec émotion cette première rétrospective que lui consacre la ville de Yerres.
Nicolas Sainte Fare Garnot, le commissaire de l’exposition et Nicolas Dupont-Aignan, député-maire abordent également l’œuvre de cet artiste, Lyonnais d’adoption.

Jacques Truphémus, L’intimité révélée, jusqu’au 23 juillet.
Exposition à la Ferme Ornée, 8 rue de Concy à Yerres.
Ouvert aux mêmes horaires que ceux de la Maison Caillebotte : mardi au dimanche de 14h à 18h30.

Tarifs :

  • Plein tarif : 5 €
  • Tarif réduit : 3 € pour les Yerrois
  • Tarif réduit si vous couplez votre visite avec celle de la Maison Caillebotte
  • Gratuit : handicapés ; moins de 12 ans ; enfant de plus de 12 ans (pour 2 adultes et un enfants payant d’une même famille).
  • Visite de groupe de moins de 30 personnes (sans conférencier)
    - Plein tarif : 120 €
    - Yerrois : 80 €

 

DVD-TruphémusDeux films sur Jacques Truphémus
Deux films sont projetés à la Ferme Ornée dans le cadre de l’exposition :

  • « Jacques Truphémus, peintre de l’impalpable » par le réalisateur Michel Van Zele, un film sorti en 1993 pour France 3 Lyon
  • « Jacques Truphémus » (DVD en photo) réalisé en 2016 par Florence Bonnier, en vente à la boutique.

>> Diffusion en boucle et en alternance ; chaque film dure 50 minutes. Au 1er étage de la Ferme Ornée. Pour les visiteurs uniquement de l’exposition.

Les médias en parlent :

  • Connaissance des arts – interview de Jacques Truphémus par Guy Boyer, pour l’émission Avant-première le 27 mars 2017 : ici
  • Article sur le blog Paris Diary by Laure : ici
  • Article de Lucas Lauer pour le Journal des Femmes le 30 mars 2017 : ici
  • ArtsHebdo Médias, le site d’information dédié à l’art contemporain : ici
  • Le blog de Miriam Gutfilen « Paris Para Voce » : ici
  • Magazine Fifty & me : ici
  • CultureBox – France Info par Stéphanie Loeb : ici
  • Télérama.fr : ici
  • Le Journal des Arts.fr : ici
  • Loisiramag.fr : ici
  • Pariscope : ici
  • Leprogres.fr : ici
  • ArtsixMic.fr : ici
  • Sortir ici et ailleurs : ici
  • Bernieshoot.fr : ici
  • Mytoc.fr : ici
  • Hellocoton.fr : ici
  • Lavie.fr, article de Florence Dauly, publié le 12 avril : ici
  • Connaissance des Arts, article d’Alison Moss, publié le 13 avril : ici
  • Maison Chic, 16 avril 2017 : ici
  • La Gazette Drouot, 18 avril 2017 : ici
  • Connaissance des Arts, 20 avril 2017 : ici
  • Madame Figaro, 21 avril 2017 : ici
  • Univers des Arts, 9 mai 2017 : ici
  • Le Pelerin, 25 mai 2017 : ici
  • Le Journal des Arts, 9 juin 2017 : ici
  • Semaine de l’île de France, 20 juin 2017 : ici
  • La Gazette de l’Hôtel Drouot, 23 juin 2017 : ici
  • Le Républicain, 29 juin 2017 : ici

 

La porte

« La porte », Jacques Truphémus. 1991, huile sur toile, 92 x 73 cm.

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>> Retrouvez en téléchargement le guide de l’exposition, ainsi que le livret de visite pour les enfants.

Les Rouart : de l’impressionnisme au réalisme magique

28 mars au 5 juillet 2015 à la Ferme Ornée

Photo © Béatrice Hatala

Photo © Béatrice Hatala

Comme les 1227 visiteurs qui se sont déplacés durant le premier week-end d’ouverture, venez découvrir l’exposition gratuite sur Les Rouart !

Vous contemplerez près de 130 œuvres (huiles sur toile, aquarelles, dessins, tempera sur carton, lithographies, photographies… de collections publiques ainsi que de nombreuses collections particulières) d’une famille de trois peintres, de grand-père en petit-fils : Henri Rouart, son fils Ernest et enfin le petit-fils d’Henri Rouart, Augustin Rouart. Tous les trois font l’objet pour la première fois d’une exposition monographique.

Sont exposées 33 œuvres d’Henri Rouart, peintre du paysage et particulièrement des arbres, mais aussi de beaux portraits, attentif qu’il était à saisir ses proches dans leur cadre intime. L’exposition rassemble également 37 œuvres d’Ernest Rouart ; de nombreux portraits sont présentés dont un très beau de son frère, Eugène Rouart et un de son ami, Paul Valéry. Augustin Rouart, quant à lui, rompt avec l’Impressionnisme de son milieu pour construire une œuvre original. Paysages, portraits, natures mortes…43 de ses œuvres sont présentées.

L’originalité de cette exposition est qu’aux côtés des Rouart, sont exposés de grands maîtres de l’Impressionnisme, amis de la famille, tels Edgar Degas (proche d’Henri, il trouve naturellement sa place dans l’exposition, avec notamment l’un des nombreux portraits qu’il réalisa d’Henri) ou Berthe Morisot (lire l’encadré ci-dessous) qui ont fait leurs portraits et illustrent la passion de toute la famille pour la peinture.

Berthe Morisot (1841, Bourges – 1895, Paris)

Eugène Manet et sa fille au jardin, Berthe Morisot © Ville de Yerres.JPG

Eugène Manet et sa fille au jardin, Berthe Morisot © Yerres

Proche de Pierre-Auguste Renoir et de Claude Monet, elle se lie d’amitié avec Edgar Degas, intime d’Henri Rouart.
Tout comme Rouart, elle subit dans ses premières années l’influence de Camille Corot, visible notamment dans ses premiers envois au Salon de 1864. Dix ans plus tard, elle participe à la première exposition impressionniste dans l’atelier Nadar, 35 boulevard des Capucines. Elle est la seule femme parmi les 29 artistes exposants et se distingue au fur et à mesure par sa manière claire et sa maîtrise technique. Sur un plan plus personnel, elle épouse Eugène Manet, peintre, comme son frère Edouard. De cette union nait Julie, le 14 novembre 1878, qui devient alors régulièrement son modèle, comme dans Julie et Eugène Manet (1883, collection particulière) et Sur un banc au bois de Boulogne (1894, Musée d’Orsay).

Visiter l’exposition « Les Rouart : de l’Impressionnisme au Réalisme magique » est l’occasion pour les amateurs du courant impressionniste de découvrir l’univers de Gustave Caillebotte, la Propriété Caillebotte, lieu de prestige et villégiature familiale, où le peintre planta son chevalet en plein air, peignant plus de 80 toiles au cours des étés des années 1870 !

Découvrez cette propriété typique du XIXe siècle, au riche patrimoine historique, qui fait et fera parler longtemps des Impressionnistes !

Cette exposition est complétée par un livre d’art édité par Gallimard, écrit par Dominique Bona, de l’Académie française.

Jardin de la Queue en Brie Photo © Christian Baraja

Jardin de la Queue en Brie
Photo © Christian Baraja

>> Consultez la revue de presse

Affiche Caillebotte à Yerres au temps de l'impressionnisme

Caillebotte à Yerres, au temps de l’impressionisme

Centre d’Art et d’Expositions La Ferme Ornée
Exposition « Caillebotte à Yerres, au temps de l’impressionnisme ».
Du 5 avril au 20 juillet 2014.

>> Découvrez la vidéo sur l’exposition

>> Consultez les retours médias sur l’exposition

Les tableaux emblématiques

L’eau, élément majeur

Rez-de-chaussée, grande salle

Pêche à la ligne (157 x 113 cm) / Baigneurs, bords de l'Yerres (157 x 117 cm) / Périssoires sur l'Yerres (157 x 113 cm) - huiles sur toiles - 1878

Pêche à la ligne (157 x 113 cm) / Baigneurs, bords de l’Yerres (157 x 117 cm) / Périssoires sur l’Yerres (157 x 113 cm) – huiles sur toiles – 1878

Parmi les tableaux exposés au rez-de-chaussée, dans la grande salle, où l’eau, et en particulier la rivière l’Yerres, occupe le rôle principal, citons le triptyque « Pêche à la ligne » (collection privée), « Baigneurs, bords de l’Yerres » (collection privée) et « Périssoires sur l’Yerres » (musée des Beaux-Arts de Rennes). Ces trois tableaux, datant de 1878, représentent les bords de l’Yerres en été. Ils ont été réunis en triptyque par l’artiste en 1879 et présentés comme « panneaux décoratifs » lors de la quatrième exposition Impressionniste à Paris. La composition de chacun, leur réunion, le traitement de la lumière en font un ensemble pleinement impressionniste, ce que les œuvres de Caillebotte ne traduisent pas toujours.

La composition de « Pêche à la ligne » est relativement classique, avec le personnage de profil au premier plan. Les taches du soleil passant à travers les arbres sur le chapeau, le dos et la jambe du pêcheur rappellent celles de « Torse de femme nue » de Renoir, ayant appartenu à Caillebotte.

La composition des « Baigneurs, bords de l’Yerres », est plus audacieuse, le personnage principal étant de trois-quarts arrière, visage caché, fesses bien en évidence. Il est tourné vers l’extérieur du tableau. Le baigneur sortant de l’eau vient en contrepoint.

Enfin, « Périssoires sur l’Yerres » possède une composition plus cohérente, même si les personnages sont de dos. Caillebotte s’est ici inspiré du japonisme.

L’ensemble n’affiche aucune cohérence particulière, seuls les formats et le thème réunissent ces œuvres.

Yerres, source d’inspiration

Rez-de-chaussée salle 2

Le jardin potager, Yerres - huile sur toile (60x73cm) - 1875-1878

Le jardin potager, Yerres – huile sur toile (60x73cm) – 1875-1878

Dans la deuxième salle du rez-de-chaussée se trouve la toile « Le jardin potager, Yerres » (1875-1877, collection privée). Caillebotte réalisa de nombreuses vues du potager, niché au fond du parc et cerné de murs. Dans cette version, le peintre s’est posté dans l’allée centrale, face à l’entrée. Son attention semble attirée par la symétrie des différentes parties bordées de buis bas. Les couleurs et les rapports de tons sont particulièrement mis en valeur. On note le carré supérieur gauche du jardin où la terre est à nu, teintée de variations du rose au violet, en partie recouverte d’un rectangle aux empâtements presque purs.

La nature à l’état brut

Étage – salle 1

L'Yerres, effet de pluie - 1875 - huile-sur-toile - 81 x 59 cm

L’Yerres, effet de pluie – 1875 – huile-sur-toile – 81 x 59 cm

Les Impressionnistes aimaient à représenter la nature, la lumière, les mouvements créés par l’eau ou le vent, l’infinie variété des couleurs du ciel. Caillebotte a su illustrer à merveille cette nature, présente tout autour de lui à Yerres.

L’influence du japonisme et de la photographie transparaissent nettement dans cette œuvre. Cette peinture serait la première aussi aboutie de l’artiste exécutée à Yerres. Le point de vue décentré rend l’œuvre particulièrement originale. Caillebotte se détache ici nettement de l’enseignement reçu aux Beaux-Arts, en superposant une diagonale très marquée (la rive du bas) avec une ligne quasi-horizontale (l’autre rive), les deux tendant l’une vers l’autre. Un autre élément surprend : la barque, dont on ne distingue ni le lieu ni le mode d’arrimage, accentue l’horizontalité de la rive opposée. La pluie, elle, est invisible. Seuls les ronds dans l’eau la représentent. Au fond, la maison sans fenêtre est à peine distincte. Ces éléments participent au mystère que dégage ce tableau.

La Propriété familiale

Étage – salle 2

 

Le parc de la propriété Caillebotte à Yerres - huile sur toile, 65x92 cm, 1875

Le parc de la propriété Caillebotte à Yerres – huile sur toile, 65×92 cm, 1875

La période « yerroise » de Caillebotte est relativement brève. Il démarre en effet ses études aux Beaux-Arts après 1870 et ne se rend plus guère à Yerres après 1880. Mais durant cette dizaine d’années, la demeure et ses scènes de vie sont le thème d’une grande partie des toiles du peintre.

Tout comme « L’Yerres, effet de pluie » présentée précédemment, cette toile revêt un caractère novateur, révélant les capacités du peintre à imaginer des cadrages et des dispositions spatiales inattendues, jouant, si nécessaire, de distorsions de l’espace inhabituelles. Rien dans cette toile n’est symétrique. Le banc, bien trop petit vu son emplacement, semble filer vers le haut du tableau. L’herbe est traitée à coups de pinceaux verticaux. Le chemin, lui, est traité en touches horizontales, dans le même rose violacé déjà remarqué dans le potager. L’homme à gauche et l’arbre à droite équilibrent la composition et mènent le regard vers le Casin. Ce tableau, donné par Caillebotte au valet de chambre de la famille, est longtemps resté dans l’oubli.

L’univers de Caillebotte

Étage – salle 3

La leçon de piano - 1881 - huile sur toile - 81 x 65 cm

La leçon de piano – 1881 – huile sur toile – 81 x 65 cm

Issu d’une famille aisée, Caillebotte évolue dans l’univers cossu de la bourgeoisie parisienne. Yerres et ses environs étaient particulièrement prisés par ces familles, souhaitant se retrancher de temps en temps à la campagne. La vallée de l’Yerres offrait un cadre propice au repos, à la promenade. De magnifiques demeures illustrent cette empreinte bourgeoise dans la région.

Ce tableau est exceptionnel dans l’œuvre de Caillebotte, de par l’emploi des couleurs foncées et la posture des personnages, tournant le dos au spectateur. Il s’agit aussi de la seule scène du genre où il fait intervenir des personnages exclusivement féminins. Sur le mur, on devine un tableau représentant un paysage aquatique. Ce dernier pourrait être une œuvre de Caillebotte lui-même, ou bien un Monet. C’est d’ailleurs à Claude Monet que cette leçon de piano a été offerte. Celui-ci l’a conservé jusqu’à la fin de sa vie dans sa chambre de Giverny. Ainsi, l’une des deux femmes pourrait être une proche de Monet, sans doute Alice Hoschedé, mariée avec lui en 1892.

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