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Le lieu

Arrosage devant Le Casin © Christophe Brachet

Arrosage devant Le Casin © Christophe Brachet

La Propriété Caillebotte est située au centre géographique du territoire de la commune d’Yerres. Typique du XIXe siècle, elle a été aménagée dans les années 1830, dans le style « à l’anglaise », au tracé irrégulier. Elle est aujourd’hui ouverte au public et constitue autant un lieu de repos qu’une invitation à découvrir un riche patrimoine historique : les fameuses fabriques d’ornementation qui parsèment son beau parc d’agrément et qui ont presque toutes été restaurées. Le visiteur peut satisfaire sa curiosité en empruntant les pas de Gustave Caillebotte lui-même, puisque c’est ici, dans la villégiature familiale, que le peintre planta son chevalet en plein air, peignant près de 90 toiles au cours des étés des années 1870.

Tablette numérique de la Propriété CaillebotteDécouvrez la peinture de Caillebotte en le suivant à travers la Propriété !

À la Ferme Ornée (samedi et dimanche après-midi), il est possible de louer des tablettes numériques pour effectuer des visites audio guidées. Vous pourrez découvrir l’univers de Caillebotte, au travers des toiles qui ont été réalisées à Yerres. Pas à pas, vous pourrez suivre le cheminement de l’artiste, en retrouvant les lieux du parc où il a posé son chevalet. L’application est non seulement disponible sur les tablettes louées au Point Information, mais aussi sur votre smartphone, gratuitement sur Androïd et Apple. Télécharger l’application

Dès 1860, date à laquelle le père de Gustave Caillebotte, un riche entrepreneur, a acquis la propriété, le parc est embelli, sans toutefois transformer son caractère de « jardin à l’anglaise ». L’endroit est particulièrement choyé et entretenu par les jardiniers, offrant au regard du jeune artiste un site d’inspiration idéal. Son œuvre s’enrichit de ces paysages variés qu’il trouve dans la villégiature yerroise : les compositions de ses tableaux sont déjà très originales, par le travail du cadrage et de la perspective. La rivière, l’Yerres, longe la propriété : c’est le lieu privilégié des loisirs d’une jeunesse découvrant le sport, à l’époque du second Empire qui transforme Paris, mais aussi les manières de vivre. Caillebotte s’en fait le témoin tout au long de sa production picturale, avec près de 580 tableaux et dessins.

Barques sur l'Yerres © Christophe Brachet

Barques sur l’Yerres © Christophe Brachet

Comme à l’époque du peintre, il est possible aujourd’hui de profiter des joies de la rivière en barques et canoës pour des promenades de mai à septembre. L’espace du potager intéresse également le peintre, grand amateur de jardinage. Aujourd’hui, le potager, agrandi et aménagé par la commune en 2011, est ouvert au public, de mai à octobre. Il est entretenu tout au long de l’année par l’association « Potager Caillebotte ».

Platane © Christophe Brachet

Platane © Christophe Brachet

Dans le parc, malgré les pertes cruelles causées par la tempête de 1999, on peut encore apprécier la présence d’arbres remarquables anciens (cèdre du Liban, platane à trois branches – en photo ci-dessus, chênes bicentenaires, acers, marronniers, hêtres, charmes, aussi des tilleuls, des bouleaux, des ginkgos, etc.). En tout plus de trente espèces. Un programme de replantations a été engagé au début de la décennie 2000.

Le parc Caillebotte labellisé
« Ensemble arboré remarquable » !

Le parc Caillebotte possède de nombreux arbres remarquables. Deux d’entre eux en particulier méritent le détour : le cèdre du Liban, situé à proximité du Casin ou Maison Caillebotte, et le platane, situé plus au fond du parc. Leurs âges sont estimés à environ 200 ans.

  • Le cèdre du Liban, visible depuis la rue, mesure près de 45 mètres de hauteur. Il a pu être planté par la famille Caillebotte dans les années 1860, sachant que celle-ci était particulièrement attentive à l’embellissement du domaine, notamment au niveau de sa richesse arboricole.
  • De son côté, le platane à trois troncs, de 43 mètres de hauteur, n’était pas un sujet isolé, puisqu’il possédait un “frère” de même aspect, abattu suite aux tempêtes de 1999 et 2000. Le platane est une espèce rencontrée fréquemment dans la région, mais aussi au sein même du parc Caillebotte.

En mai 2017, la Ville a postulé à la labellisation de ces deux sujets par l’association A.R.B.R.E.S. C’est finalement l’ensemble du parc qui a été distingué comme « Ensemble arboré remarquable ». Cette labellisation sera officialisée le 23 septembre 2017. Elle vise à promouvoir et sauvegarder l’ensemble du patrimoine arboré du parc.

Les fabriques

Lecture dans le parc © Christophe Brachet

Lecture dans le parc © Christophe Brachet

Les « fabriques » ou « fabriques d’ornementation » sont les constructions de forme pittoresque, placées dans les scènes d’un jardin paysager. À l’origine « fabrique » est un terme purement pictural, désignant les édifices qui ornent les tableaux dans la peinture de paysage. Sous l’influence des théoriciens anglais, les concepteurs de jardins sont invités à travailler à la manière des peintres : ainsi les fabriques naissent dans les parcs. Au XIXe siècle, cette mode se développe en France et la Vallée de l’Yerres en sera parsemée : le moindre bâtiment d’usage agricole se verra alors « habillé » pour satisfaire à l’utilité autant qu’à la beauté. La propriété est parsemée de fabriques d’ornementation. Le tout représente un ensemble unique du courant romantique dans le paysagisme du début du XIXe siècle.

La Maison Caillebotte (ou Casin italien)

L’habitation principale

La maison principale est l’ancien manoir des Budé ou Hôtel de Narelles.

Le Casin © Christophe Brachet

La Maison Caillebotte, le Casin © Christophe Brachet

Détail du Casin © Christophe Brachet

Détail du Casin © Christophe Brachet

Construit très probablement dès la fin du XVe siècle, il repose sur un soubassement en pierres de taille, et sur des caves voûtées. L’aménagement de la colonnade au style palladien (Palladio est un architecte de la Renaissance) lui donne son caractère de « maison à l’italienne ». La présence d’une telle architecture obéit aux principes de composition des jardins « à l’anglaise », inspiré des jardins d’Italie.

 

Visitez la Maison Caillebotte !

Chambre à coucher © Ville de Yerres

Chambre à coucher © Ville de Yerres

À la mi-juin, la Maison Caillebotte a ouvert ses portes au public, après un an de travaux dans le cadre de la réhabilitation complète du bâtiment.

Merci !
La Municipalité remercie le Mobilier National qui a prêté gratuitement pendant 30 ans des pièces prestigieuses de ses collections, la Fondation Total, la Fondation du Patrimoine, et l’Académie des Beaux-Arts pour leurs dons ; ainsi que les 746 mécènes privés et entreprises qui ont soutenu le fonds de dotation « Les Amis de la Propriété Caillebotte » !

Amateurs d’art et d’histoire, la Maison Caillebotte comblera vos attentes. En effet, elle offre au public 12 salles sur 3 niveaux, du très beau vestibule tel que l’avait conçu Pierre-Frédéric Borrel (restaurateur parisien très en vogue au XIXe siècle) à l’atelier du peintre qui présente des œuvres originales de Gustave Caillebotte et à la cuisine, restituée avec ses carreaux de Delft du XVIIIe siècle posés au-dessus de la cuisinière en fonte.

>> Toutes les informations pratiques ici

>> Visionnez la vidéo de présentation en cliquant ici

Livret-enfants-Maison-CaillebotteNouveau !
Des guides pour vous accompagner
dans la Maison Caillebotte :

>> Gratuit, en libre accès à l’accueil de la Maison Caillebotte

 

Devenez mécène !

Casin don en ligne 300x192 2De nombreux projets méritent d’être encore développés au sein même de la Propriété Caillebotte.
Si vous souhaitez y participer,
n’hésitez pas à contacter le fonds de dotation « Les Amis de la Propriété Caillebotte » ou effectuez un don en direct, cliquez ICI. Vous serez redirigé vers un espace de paiement sécurisé.

La Ferme Ornée

Nom ancien que les théoriciens de jardins donnaient aux bâtiments agricoles (granges, écuries, étables, laiteries, etc.). Ces parties utilitaires devaient être décorées discrètement, avec des parements colorés (fausse brique). La Ferme Ornée abrite depuis 2009 le Centre d’Art et d’Expositions, qui porte son nom.

La Ferme Ornée © Ville de Yerres

La Ferme Ornée © Ville de Yerres

Des artistes de renom s’y succèdent, lors d’expositions individuelles temporaires (peinture, gravure, scultpture), tels que Roger Vieillard et Anita Di Caro, Martine Martine, Roger-Edgar Gillet, Jacques Doucet, Denis Monfleur, Yasse Tabuchi, Jean Anguera, etc.

Des expositions collectives y sont également organisées telles que  « La gravure en mouvement, du XVe au XXIe siècle » qui s’est tenue à la Ferme Ornée du 15 septembre au 2 décembre 2012, et qui a fait découvrir au public une centaine de gravures de plus d’une quarantaine d’artistes.

Manifestation réputée, la Biennale de sculpture, dont la première édition s’est tenue en 2007, expose jusqu’à une centaine d’œuvres dans l’enceinte de la Propriété Caillebotte (parc et espaces d’expositions). Elle fait découvrir de nouveaux talents et expose des artistes déjà reconnus sur la scène artistique. Après les éditions de 2009 et 2011, la municipalité entend poursuivre son ambition et faire de ce lieu une référence en matière de sculpture en faisant cohabiter univers historique et contemporain. La biennale reviendra en 2015.

Autre manifestation installées à la Ferme Ornée et qui jouit d’une belle renommée : le Salon International du Pastel dont la troisième édition s’est tenue en 2012. Organisé par la Société des Pastellistes de France, il présente une sélection des plus belles œuvres de pastellistes français et étrangers.

Le Salon des Artisans et Métiers d’Art est également très plébiscité par un public de connaisseurs et de curieux ; il se tient tous les deux ans. Il convie depuis 2009 sur 3 jours une trentaine d’artisans hautement qualifiés. La dernière édition s’est tenue en 2013.

L’Orangerie

De style néo-classique (lignes élégantes, fronton triangulaire, figurines), l’Orangerie, sorte de serre chaude naturelle, servait à l’hivernage des orangers d’ornements, très décoratifs, qui figurent quelquefois sur les tableaux de Gustave Caillebotte.

L'Orangerie © Yann Monel

L’Orangerie © Yann Monel

Le bâtiment est aujourd’hui une salle d’expositions temporaires où l’on accueille des artistes de la région, mais aussi des artistes confirmés tels que Florence de Ponthaud-Neyrat ou Pascal Monteil comme ce fut le cas en 2012 et 2013.

L'Orangerie © Cédric Faure

L’Orangerie © Cédric Faure

Le Chalet suisse

Chalet Suisse, détail © Christophe Brachet

Chalet Suisse, détail © Christophe Brachet

Ce chalet de montagne prolonge les bâtiments de la Ferme Ornée et habille ce qui était la laiterie. La décoration du bois finement découpé est due à Martial Caillebotte. Il accueille depuis 2008 le restaurant gastronomique Chalet du Parc, animé par le chef Philippe Detourbe.

L’Exèdre

L'Exèdre sous Borel

L’Exèdre sous Borel

L'Exèdre © Christophe Brachet

L’Exèdre © Christophe Brachet

Cette fabrique, due à Pierre Frédéric Borel, représente un ensemble décoratif très riche. L’exèdre est une salle de réunion chez les anciens, destinée à la conversation philosophique. On y trouve à côté des vases de Sossibios d’Athènes, les bustes d’Asclépios, de Bacchus, d’Antinoüs, et celui du philosophe Platon. L’Enfant à l’oie représente l’un des fils d’Asclépios, luttant contre la fièvre paludéenne : c’est une copie d’une statue retrouvée lors des fouilles de Rome (Musée du Louvre, Paris). Tous ces éléments ont été reconstitués en 1998 par l’atelier de moulage du musée du Louvre, à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Gustave Caillebotte.

L'enfant à l'oie © Christophe Brachet

L’enfant à l’oie © Christophe Brachet

Le kiosque

Le Kiosque © Christophe Brachet

Le Kiosque © Christophe Brachet

Le kiosque est un pavillon belvédère qui permettait au promeneur de dominer le paysage et d’apercevoir le mont Griffon, point culminant d’Yerres. Richement décoré, il présente des ornements en bois imitant le bambou, et des vitraux ayant pour motif des griffons.Le kiosque surmonte la butte qui contient la glacière. Il est l’élément ornemental de la fabrique. Cette fabrique ne se visite pas, mais sa présence dans la perspective du parc apporte une vision pittoresque. En 2004, la commune a obtenu le ruban du Patrimoine (prix départemental), pour la restauration du kiosque et de la glacière.

La glacière

Située sous le kiosque et profonde de 7 mètres, la glacière permettait de disposer de glace et de conserver les aliments pendant la saison chaude. La porte d’accès est encadrée par un enrochement de meulières en forme de grotte. Elle a été rendue visitable au moyen d’une passerelle qui fait pénétrer le visiteur en son cœur.

La chaumière

La Chaumière © Ville de Yerres

La chaumière ou cabane, servait de réserve à outils, fonction qu’elle conserve aujourd’hui.

L’architecture s’inspire des maisons situées en montagne. Le motif de la porte restitue un style normand. Un appareillage de petite meulière complète sa décoration.

La chapelle

Dès son achat en 1860, le père de Gustave Caillebotte procède à d’importants aménagements : une fabrique ancienne en ruine n’étant guère engageante à cet endroit, il la remplace par cette chapelle dite romano gothique, d’inspiration anglaise. Sans doute n’a-t-il pas oublié son fils Alfred (d’un premier lit, demi-frère du peintre), curé de Notre Dame de Lorette.

En 1864, la chapelle est consacrée sous le vocable de Notre Dame du Lierre, qui rappelle l’hypothèse de l’origine (par assonance) du nom d’Yerres. Une grande cérémonie a lieu à cette occasion. De toutes les fabriques, la chapelle a été la plus affectée par le temps.

chapelle-Caillebotte

La chapelle © Ville de Yerres

Après avoir connu une rénovation extérieure spectaculaire, terminée en début d’année 2015, la chapelle connaît actuellement un renouveau intérieur. Le chantier qui a débuté en octobre 2015 doit s’achever au printemps 2016. La chapelle aura retrouvé son aspect du temps du peintre.

Le banc couvert

Cette fabrique, d’installation tardive dans le parc (on suppose qu’elle fut construite après le départ des Caillebotte) est une allusion à l’Extrême-Orient, au Japon, où la cérémonie du thé est organisée dans un banc couvert…

Le Banc Couvert © Christophe Brachet

Le Banc Couvert © Christophe Brachet

« Le banc couvert est le véritable moyen de fixer l’attention du spectateur sur un tableau… » Cette formule vient justement rappeler que le parc Caillebotte fut conçu à l’origine comme un lieu propice au voyage, à la découverte… Le banc couvert permet aussi l’observation discrète des entrées du domaine. Cette fabrique a été restaurée en 2006.

Le potager

Serre du potager © Christophe Brachet

Serre du potager © Christophe Brachet

Comme tous les grands domaines, la Propriété Caillebotte disposait de jardins d’utilité. En 1860, le père de Gustave Caillebotte l’agrandit et lui donne une surface de près de 5500 m². En 1973, la commune d’Yerres fait l’acquisition de la propriété et aménage les ateliers municipaux à l’intérieur du jardin potager. Cependant une parcelle de 800 m² a été conservée, celle cultivée aujourd’hui par l’Association « Potager Caillebotte » (créée en 2000).
Les jardiniers, tous bénévoles, cultivent le potager dans un but pédagogique et culturel, et présentent aux visiteurs des légumes rares et anciens, des plantes aromatiques et médicinales. Elle a obtenu en 2009 le grand prix du concours national des jardins potagers (catégorie jardins pédagogiques).
En 2011, la commune agrandit le potager qui occupe désormais une surface de 1700 m² et permet la plantation d’un verger conservatoire. Des aménagements et la création d’un petit bassin contribuent à l’embellissement du lieu.

Jardinier dans le potager © Christophe Brachet

Jardinier dans le potager © Christophe Brachet

Un certain nombre de vestiges de l’ancien potager sont encore visibles : ancienne serre, trace d’une serre adossée, pompe pour l’irrigation. Les documents d’archives concernant la zone des jardins d’utilité sont assez rares ou peu parlants. Les tableaux de Caillebotte, comme souvent, par la précision des détails et par les mises en scènes choisies par le peintre, viennent combler certaines lacunes sur l’agencement du potager à la période « Caillebotte »… Le peintre réalise plusieurs tableaux, comme « Les Jardiniers » dans le cadre du jardin potager.

La passerelle

La passerelle © Yann Monel

La passerelle © Yann Monel

Le Bras de fer de Kasia Ozga © Christophe Brachet

Le Bras de fer de Kasia Ozga © Christophe Brachet

Ce petit pont métallique enjambait un ancien bras de rivière, qui a été reconstitué en 2006 par le paysagiste Louis Benech. On se plaît à évoquer les ambiances que Claude Monnet avait créées et peintes à Giverny autour de son fameux étang et de son pont japonais.

La volière

Installée en 1860 par le père de Gustave Caillebotte, cette jolie petite volière en forme de rotonde accueillait les oiseaux recherchés pour leurs beaux chants.

La volière © Christophe Brachet

La volière © Christophe Brachet

 

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